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30.09.2006
Le stand du jour : Maserati / Hall 1 – stand B242
A ce niveau-là, on ne parle plus de stand mais plutôt de showroom délocalisé. C’est d’ailleurs ainsi que le responsable marketing de Maserati pour la France, Timothée Malachard, définit les 400m2 dévolus à la marque sur ce Mondial. Boiseries, fauteuils en cuir, écrans plasma et musique style lounge : le côté cosy du stand pourrait évoquer celui d’un yacht. Vous n’êtes plus dans un salon grouillant de monde et bruyant mais dans une marina monégasque – où l’on sert du champagne au bar… Seulement voilà, à moins d’être membre de l’heureuse rédaction de L’argus, adieu la coupe de Veuve Cliquot sur les fauteuils en cuir blanc ! Pour pénétrer cet antre du luxe (1), il vous faut en effet un passe-droit. L’accréditation presse pour les journalistes lors des deux journées qui leurs sont consacrées ou, plus difficile encore à posséder, la petite carte noire à votre nom, siglée du Trident. Elle a été envoyée aux clients Maserati ou Ferrari (les deux marques font partie du groupe Fiat), ainsi qu’à d’éventuels acheteurs, sélectionnés parmi les plus hauts cadres des sociétés les plus prestigieuses.
« Nous avons quand même briefé nos hôtesses pour laisser entrer les visiteurs qui présentent bien », précise Timothée Malachard. Histoire de ne pas passer à côté d’un éventuel gros client ne figurant pas dans le listing de Maserati. « On ne peut recevoir tout le monde sur le stand. Ce serait impossible à gérer. » Et probablement sans répercussion positive sur les ventes. En limitant l’accès à ses clients, Maserati permet ainsi de maintenir le contact privilégié que la marque entretient avec eux. « Nous espérons vendre sur ce salon, explique Timothée Malachard. Mais ce ne sera pas énorme, Maserati ne vend que 240 voitures par an en France. » Peu de modèles et, du coup, la possibilité de les rendre uniques. La firme italienne se targue de proposer 4 millions de combinaisons différentes, entre les teintes de peintures, les cuirs utilisés ou les accessoires. Fourchette de prix : entre 90 000 et 125 000 euros. « Dans le luxe, explique Malachard, le facteur prix n’est pas primordial. C’est tout d’abord l’envie qui fait acheter. L’envie et le souci d’être différent ».Arthur Prince
(1) L’investissement financier pour un tel stand reste, comme chez d’autres marques, secret. Il sera réutilisé aux salons de Genève, Detroit, Shanghai.
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