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07.10.2006

Mais elles sont où les "voiturettes" ?

Les constructeurs français de voitures sans permis, regroupés dans le hall 3, rivalisent d’innovation et de créativité. Les « grandes » n’ont qu’à bien se tenir !

medium_X-TOO.jpgImpossible, après s’être promené sur les stands des constructeurs de « voiturettes », de continuer à associer ce terme légèrement condescendant à leurs produits les plus récents. Et si le grand public n’a pas encore pris la mesure des changements affectant ce minuscule segment de la galaxie automobile, le Mondial 2006 risque de y les aider…

En tout et pour tout, cinq constructeurs différents (tous français), se partagent un marché d’un peu moins de 12 000 immatriculations neuves par an (compter le double pour l’occasion) et se stimulent les uns et les autres en termes d’innovation. Il faut dire qu’il y a quelques années encore, ces véhicules avaient tendance à ressembler à des pots de yaourts à moteurs de pétrolette et n’attiraient guère, au-delà du stéréotype de la « veuve d’agriculteur sans permis ». Désormais, même les cadres et les jeunes branchés se laissent séduire par un design fluide, des motorisations silencieuses et un niveau de confort sans précédent.

Pour autant, elles restent soumises à la même réglementation draconienne, l’arrivée du BSR ayant même été vécu comme une contrainte supplémentaire, les jeunes nés après 1988 devant nécessairement avoir obtenu ce sésame avant de s’élancer sur le bitume. Pour le reste, les « quadricycles légers à moteur » ne peuvent dépasser les 50 cm3 de cylindrée pour une vitesse de 45 km/h et un poids total à vide de 350 kilos. C’est d’ailleurs ce dernier qui bride encore l’imagination des concepteurs, la recherche effrénée du gain de poids prévenant l’usage de matériaux nobles à l’intérieur de l’habitacle – les plastiques « cheap » restant fréquents du côté des tableaux de bord...

medium_crossline.2.jpgDu côté des accessoires et de la sellerie, en revanche, sièges en cuir et lecteurs CD sont depuis longtemps la norme et la Crossline d’Aixam, par exemple, ou la X-Too de Ligier, appartiennent clairement à une nouvelle race de microvoitures. Même les motorisations sont à l’avenant, avec des moteurs diesel (à injection, s’il vous plait !) dont les consommations restent inférieures à 4 litres au 100 pour les plus gourmandes.

Seul point noir, puisqu’il en fallait tout de même un dans ce concert de louanges : le prix. Avec une moyenne de tarifs nettement supérieure à 10 000 euros, même la veuve d’agriculteur précédemment citée risque de se poser des questions. Mais c’est peut-être que la montée en gamme des produits s’est effectuée en parallèle d’une montée en gamme des clients, le cadre pressé momentanément privé de permis ou la jeunesse dorée attendant toujours de franchir le cap des dix-huit ans ne se laissant guère impressionner par ce type de tarifs…

H.S.

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Interview de Serge Guihano, responsable commercial Châtenet

10:18 Publié dans Le fait du jour | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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Commentaires

Je trouve que voçus décrivez bien ces voitures car j'en ai une

Ecrit par : Gilberte | 07.10.2006

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