15.10.2006

Fin de partie : L'argus dans les coulisses du Mondial...

medium_ARGUS1.jpgPrès de trois semaines durant, la rédaction de L'argus de l'automobile a tenté, depuis son QG temporaire du Hall 2.3, de vous faire vivre à distance ce Mondial exceptionnel. Quelque 200 articles, 150 photos et 100 vidéos plus tard, nous espérons y être parvenus.

Il n'est pourtant pas toujours évident de rendre compte avec suffisamment de vérité de ce que peut être un tel événement au-delà de la présentation des nouveautés proprement-dites. En guise de clôture, nous vous proposons ces quelques minutes de promenade, façon Paris-Dernière, dans les allées, voire les coulisses, de la plus grande fête automobile du monde...

 

 


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14.10.2006

Cabriolets : le plaisir sans toit

L'hiver arrive à grand pas, mais vous êtes toujours aussi nombreux à vous intéresser aux coupés-cabriolets. Cela tombe bien, les stands n'en ont jamais autant présenté !

Souvenez-vous. C’était il y a quinze ans. A l’époque, Renault faisait la une des magazines, spécialisés ou non, pour la sortie de sa nouvelle R19 Cabriolet… Un véhicule atypique, assez rare pour devenir un événement national. Quatre places, un couvre-capote rigide, pas d’arceau de sécurité disgracieux, autant de particularités qui la rendaient unique. Aujourd’hui, la plupart des grands constructeurs proposent un, voire plusieurs coupés-cabriolets dans sa gamme. Si bien qu’en dix ans, les ventes de découvrables ont doublé : 30 000 unités écoulées en France en 1995, contre 67 000 en 2005.

Les demandes des clients, elles, ont évolué. Un arceau visible ? Impensable ! Un toit non commandé électriquement ? Inimaginable ! Et justement, pour Jérôme Neveu du cabinet Advent, l’évolution des systèmes de toit et leur facilité d’utilisation expliquent en partie l’explosion des ventes. « Il faut aujourd’hui 30 secondes maximum pour passer en position ouverte, en appuyant sur un bouton. En clair, c’est 30 secondes pour passer du véhicule banal à l’objet de liberté totale ». Le cabriolet, depuis toujours, représente un sentiment d’indépendance, et demeure avant tout le fruit d’un achat « passion ».

« L’Angleterre est le premier marché pour les cabriolets en Europe. Ce n’est pourtant pas chez eux qu’il fait le plus beau ! Quelle est donc la motivation de leur achat ? Leur passion invétérée pour l’automobile, tout simplement », rajoute Jérôme Neveu. Mais à l’image du marché des SUV, dont les ventes tendent à ralentir ces derniers temps, le succès des coupés cabriolets n’est peut-être qu’un phénomène de mode. Et comme chacun le sait, la mode n’a qu’un temps. 

Mathieu Sentis

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13.10.2006

Tuning audio : une boîte de nuit dans son auto

Les amateurs de tuning classique sont en passe d’être détrônés par une nouvelle race de passionnés de la customisation auto. Désormais, le décibel supplante l’aileron façon F1.

medium_AudioTuning1.jpgIl y avait déjà le tuning, activité consistant à transformer, avec plus ou moins de talent et de subtilité, l’auto de monsieur Tout-le-monde en Matchbox à l’échelle 1. La moindre Renault 5 hors d’âge pouvait être, à peu de frais, revampée à coups d’ailerons stabilisateurs, racks de phares Cibié, jantes chromées et autres barres de sécurité… Mais c’était la préhistoire du phénomène – une préhistoire de plastique et d’alu brossé, mais une préhistoire tout de même.

Désormais, pour ne plus rouler standard, il convient de s’intéresser à l’audiotuning, soit l’aménagement de votre voiture en boîte de nuit ambulante. Il est donc possible, en s’adressant à un certain nombre de fournisseurs de méga enceintes et d’autoradios surdimensionnés de remplir son coffre d’équipements électroniques affichant autant de diodes qu’un arbre de Noël.

Le pourquoi d’un tel effort ? Mais la frime, évidemment ! Car après avoir investi plusieurs milliers d’euros dans un sound system à X milliers de watts, les audiotuners se réunissent le samedi soir sur le parking d’un supermarché et se livrent à de véritables compétitions dont le gagnant sera celui qui produit le plus grand nombre de décibels – la question de la qualité musicale étant ici, on s’en doute, assez marginale.

« Marginale ? modère toutefois Olivier Baharian, chef de produit tuning chez Alpine. Pas toujours, car si certains de nos clients cherchent effectivement à débiter le plus gros son possible, d’autres sont de vrais mélomanes et cherchent en fait à obtenir le son le plus pur, leur auto à eux tenant plus du salon haute-fidélité que la boite de nuit ». Ecouter du Mozart sur le parking d’un supermarché le samedi soir… Vraiment,  on aura tout vu !

H.S.

 

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Interview d'Olivier Baharian, chef de produit chez Alpine 

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12.10.2006

Voitures anciennes : 140 000 amateurs de véhicules d’exception

Le Mondial offre un espace exceptionnel aux amateurs de voitures d’époque, soixante des plus prestigieux modèles du patrimoine français étant rassemblés au Hall 8.

A priori, collectionner des voitures anciennes n’a pas grand-chose à voir avec l’accumulation de timbres ou de boîtes de camembert : il faut de la place, un certain goût pour la technique et, surtout, des moyens financiers considérables. En dépit de ces préalables, ils sont déjà quelque 140 000 à disposer, en France, d’au moins une voiture ancienne qu’ils bichonnent et chérissent en jetant un regard dédaigneux en direction des voitures modernes.

En théorie, tout véhicule de plus de 25 ans peut-être considéré comme « de collection », même si l’expression semble plus adaptée à une Traction avant qu’à une Renault 5 rouillée. Mais c’est une question de point de vue, la FFVE (Fédération Française des Véhicules d’Epoque) ne se posant guère la question lorsqu’elle évalue à 400 000 unités le parc ancien de l’Hexagone.

Attention, jeter sur son dévolu sur une voiture de collection risque de vous entraîner au-delà de la simple acquisition. Parce qu’il vous faudra des pièces et des conseils d’entretien, vous serez rapidement aspiré par un club ou une association (on en dénombre près de 1 000) et, avant même d’avoir appris à négocier le double débrayage, vous vous retrouverez invité à participer à votre première « concentration ».

Car les collectionneurs de voitures anciennes sont particulièrement sociables et adorent se retrouver, et en costume d’époque, s’il vous plait, sur un champ de course ou près d’un château particulièrement photogénique. Pour autant, il serait dommage de réduire leur passion à un hobby sans conséquence : sans eux, c’est une immense partie du patrimoine industriel et économique qui s’évanouirait,  la trentaine de musées spécialisés recensés en France se concentrant souvent sur les véhicules d’exception dont seuls quelques exemplaires ont été produits. Les collectionneurs, de leur côté, apprécient également les voitures de grandes séries, pourvu qu’elles soient capables de leur rappeler, qui un film, qui une émotion d’enfant…

Les organisateurs du Mondial, en concédant le hall 8 tout entier à la FFVE et à quelques uns des principaux musées automobiles de France, l’ont bien compris « L’incroyable collection » temporairement réunie accueillant près du tiers du visitorat total. Pour les passionnés, un trop grand succès ne serait pourtant pas forcément une bonne chose, le nombre de collectionneurs, s’il se mettait à exploser, risquant également de faire exploser les prix. Mais bon, on n’a rien sans rien, non ?

H.S.

 

Micro-trottoir vidéo : les visiteurs du Mondial sont-ils prêts à se transformer en collectionneurs ?
Vidéo1 Vidéo2 Vidéo3

Interview vidéo de Claude Delagneau, président de la Fédération Française des véhicules d'époque

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11.10.2006

Nouveaux véhicules : quad’neuf sur nos routes ?

Un œil non averti pourrait confondre un quad avec un motoculteur. Et il faut avouer que, de loin, sans lunettes… Le pilotage de l’un n’a pourtant rien à voir avec la conduite de l’autre.

medium_QuadLivre.jpgLe quad est-il un véhicule dangereux ? La question méritait d’être posée, évidemment, mais lorsque la personne interrogée s’appelle Gilles Robert, grand spécialiste devant l’Eternel de cette étrange moto à quatre roues, elle n’a plus grand sens. Auteur d’un ouvrage faisant référence sur le sujet, ce Nîmois d’origine est en effet enseignant dans un centre de formation pour… moniteurs d’auto-école ! C’est dire s’il prend la sécurité au sérieux.

« Le problème du quad est le même que celui du 4X4, déplore-t-il. Il suffit d’une poignée de malpolis pour entacher sa réputation. Il s’agit pourtant d’un véhicule ludique, particulièrement agréable à conduire à la campagne ». Pour lui, il est en effet absurde d’utiliser un quad comme une voiture et de rouler sur le bitume : « Ce n’est pas adapté et c’est risqué, même si les quatre roues donnent un sens illusoire de stabilité ! »

Pour autant, Gilles Robert est loin d’en déconseiller l’usage à qui que ce soit, automobiliste ou motard : « Les motards se l’approprient facilement à cause du guidon, les conducteurs de voiture le voient comme une sorte d’auto sans habitacle. Mais ce n’est ni l’un ni l’autre et il faudra apprendre à s’en servir avant de se lancer ».

Et se lancer dans quoi, en fait, si la conduite sur route est contre-indiquée : « Mais dans l’aventure et la balade ! Car même dans le cadre d’une conduite apaisée, il s’agit de l’engin idéal pour conquérir la nature ». Le « moniteur de moniteurs » n’est d’ailleurs pas le seul à s’être amouraché de ce cousin sportif du motoculteur, le parc français ayant été évalué à plus de 100 000 unités l’an dernier. « Les chiffres ne sont pas faciles à obtenir, compte tenu de la grande proportion de véhicules sans homologation ne circulant pas sur les routes. Mais je ne serais pas surpris s’ils avaient déjà progressés d’un bon tiers depuis cette estimation », confie d'ailleurs un Gilles Robert clairement et franchement prosélyte...

H.S.

Le livre de Gilles Robert "Quad : Les secrets du tout-terrain" est  publié aux éditions ETAI. Il est disponible en librairie pour 34 euros.

 

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Interview d'Olivier Panis, ancien pilote de F1 et utilisateur de buggies

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10.10.2006

Navigateurs GPS : bientôt dans votre Logan ?

Jusqu’à l’an dernier, la démocratisation du GPS était un mythe. Elle est désormais réalité, le marché français de la "deuxième monte" risquant de franchir la barre des deux millions d’unités vendues…

medium_MedionGPS.jpgEvoquer, de manière pertinente, la « démocratisation » d’un équipement de confort ou de sécurité est toujours un défi : avant l’heure, c’est pas l’heure et après l’heure… L’ABS, l’airbag, le lecteur CD, ont donc été présumés « accessibles » à tout un chacun bien avant leur intégration concrète aux véhicules les plus courants. Et pour de nombreux automobilistes encore abonnés au lève-vitre manuel, les articles promouvant le dernier modèle de chargeur multi-disques prennent encore l’allure d’une nouvelle de science-fiction.

Avec le GPS, rebelote. Bien entendu, de très nombreuses voitures haut de gamme sont proposées avec un navigateur intégré de série ; bien sûr, il est toujours possible de s’offrir cette option sur des modèles plus standards… mais, clairement, les Logan co-pilotées par la voix suave d’un ordinateur embarqué restent rares.

La déferlante des produits de « seconde monte », que monsieur Tout-le-Monde peut admirer le samedi après-midi chez Darty ou Norauto, signale peut-être la phase de basculement vers une vraie diffusion de masse. Qu’il s’agisse des grands noms de l’électronique grand public (Pioneer, Philips…), ou des nouveaux venus spécifiquement associés à ce type de produits (Tom-Tom, Garmin, Medion…), l’offre s’est étoffée en quelques mois, alors que les prix chutaient pour passer sous la barre des 200 euros (Medion). A ce tarif-là, effectivement, on peut commencer à estimer qu’une famille pourra enfin arbitrer entre des heures de disputes sur petites routes de campagne et un investissement de cette nature…

L’étape suivante, qui verra l’arrivée de la voiture communicante « pour tous » (avec sa télé numérique pour anesthésier les enfants pendant le Paris-Palavas et son Internet haut-débit), pourrait même être encore plus rapidement atteinte. Reste à savoir si les gens auront encore envie d’aller quelque part avec leur auto, si celle-ci achève sa transformation en lieu de séjour.

H.S.

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09.10.2006

L’automobile, une affaire de femmes ?

La mythologie automobile est essentiellement masculine. Elle devra pourtant se convertir à la parité dans les années qui viennent si elle veut conserver toute sa pertinence.

medium_2006-3-14-car-and-legs.2.jpgA en juger par le machisme bon enfant qui donne son ton au Mondial, le moindre constructeur jugeant impossible de promouvoir une voiture sur son stand sans y adosser une hôtesse en minijupe et Wonderbra, l’automobile reste un milieu d’homme... Mais les apparences sont trompeuses et il y a bien longtemps que l’épouse de l’homo bagnolis s’est émancipée : rien que sur le salon, plus du tiers des visiteurs est en fait constitué de visiteuses.

Mais ce n’est pas tout. Si l’on en croit l’étude réalisée à l’occasion du Mondial précédent par TNS-SOFRES, les femmes représentent désormais près d’un automobiliste sur deux et 40% des « utilisateurs principaux » d’un véhicule. Ce phénomène n’a d’ailleurs rien de surprenant, les femmes, en investissant la vie économique, ayant besoin des mêmes outils de mobilité que les hommes. Pour l’institut de sondage, toutefois, elles tendent à avoir « un rapport à l'automobile très différent » de celui des porteurs de pantalons : « elles en ont une approche plus utilitaire et sont moins attachées aux performances et à la puissance de leur moteur (…) mais le design (extérieur et intérieur) est pour elles d'une importance souvent déterminante lors de l'achat ».

Bon, il faut avouer que, comme en matière salariale, des inégalités demeurent et les femmes semblent condamnée à détenir les plus petits modèles (53% du parc féminin appartient au segment A/B, pour 35% de celui des hommes). Elles sont en outre abonnée à l’occasion (61% contre 43%) et leurs véhicules sont généralement plus âgés, moins bien équipés en termes de sécurité (climatisation, chargeur-lecteur CD.) et de confort (airbags)… Une différence difficile à justifier, les femmes utilisant leur voiture aussi souvent que leurs homologues mâles (63%), même si les distances qu’elles parcourent à l’année demeurent moins importantes. L’explication de ce hiatus : madame prend la voiture pour amener les enfants à l’école  (32%) et aller faire le plein de sopalin à Auchan (92%) ; monsieur, de son côté, passe derrière le volant au moment des départs en vacances. Un peu comme dans ces couples où maman fait la cuisine au quotidien et papa joue les grands chefs dans les grandes occasions…

En tout état de cause, les gens du marketing se sont tout de même rendus compte de l’importance nouvelle du sexe dit faible dans le domaine du vroom-vroom et savaient depuis longtemps ce que la SOFRES vient confirmer : « près d'un tiers des véhicules neufs est acheté par des femmes. Il s'agit d'un marché en majorité constitué de femmes jeunes, actives et de PCS+ : la moitié d'entre elles ont moins de 45 ans ». Ce genre de constatation entraîne d’ailleurs des révisions déchirantes, comme dans le cas du diesel, assez peu populaire auprès des porteuses d’escarpins (70% de dieselistes chez les hommes, 54% chez les femmes). Elles se montrent néanmoins plus enclines au patriotisme et privilégient, bien davantage que les moustachus, les autos de fabrication tricolore.

medium_vanina_ickx.jpgElles privilégient dans leurs critères d'achat « le style, la compacité, la maniabilité et l'ergonomie, tandis que les hommes prêtent plus d'attention au niveau d'équipement et aux aspects techniques (puissance et performance du moteur) ». Mais surtout, et c’est le ton général d’une étude finalement édifiante, les femmes contribuent à la rédéfinition de l’automobile comme outil pratique même si son achat comprend encore une certaine part d’émotion, à mille lieu du choix d’un aspirateur ou d’un fer à repasser - ces objets « féminins » que les mufles croient encore devoir leur offrir à l’occasion d’un anniversaire de mariage.

H.S.

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Interview de Martine Jennet, responsable des salons pour Volkswagen  

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08.10.2006

1,4 million de clients potentiels pour les vendeurs du Mondial

Les vendeurs sélectionnés par leur marque pour participer au Mondial ne sont pas là pour faire de la figuration. Et chez Smart, les résultats devront être au rendez-vous…

medium_IMG_0003.2.JPGMatthieu Courtois a beau sauter d’un client à l’autre avec l’aisance d’un vieux briscard de la vente automobile, il n’est ni vieux, ni réellement spécialiste de la Voiture avec un V majuscule… « Je suis surtout spécialiste de la Smart, un concept global de mobilité et de services, explique-t-il en souriant à une jolie cliente en train de s’extraire de l’une de ces petites citadine aux allures de véhicule sans permis. Et je crois que c’est exactement ce que recherche la clientèle urbaine d’aujourd’hui ».

Ce discours iconoclaste, du moins lorsqu’il est tenu au beau milieu d’un salon de passionnés de belles mécaniques, est pourtant tenu par la « star » du réseau Smart France, un diplômé de Sup de Co Nice que ses performances de légende ont propulsé, à 29 ans, au poste de chef des ventes de la zone Nice-Cannes-Monaco. Avec ses sept collaborateurs, Matthieu Courtois écoule en effet 85 VN et 25 VO par mois auprès de la clientèle fortunée mais exigeante de la French riviera. Et c’est justement cette capacité à convaincre les automobilistes qu’une vie sans Smart ne vaut pas la peine d’être vécue qui lui permet, pour la troisième fois, de faire partie du commando de choc invité par la marque à goûter les joies du Mondial.

« Je ne sais pas exactement comment nous sommes choisis, affirme-t-il avec modestie. Mais je sais que les chefs de districts régionaux établissent des listes de noms sur la base de nos volumes de ventes ou des challenges organisés tout au long de l’année. Mais ils tiennent également compte de la personnalité des vendeurs : on peut être très bon en vente flottes assis à un bureau, par exemple, mais moins efficace sur un showroom très actif ». Un showroom très actif ? La définition semble convenir à cet espace de 560 m2 qui, au beau milieu du Hall 1, voir passer une farction non négligeable du million et demi de personnes qui baguenaudent porte de Versailles trois semaines durant.

« C’est la raison pour laquelle nous devons être très organisés, le Mondial étant loin d’être une partie de plaisir, explique encore le commercial niçois. Les 16 vendeurs qui se relaient sur le stand s’appuient sur une équipe d’ « explainers », des jeunes formés à répondre aux questions les plus courantes. Et ce n’est que lorsqu’un prospect commence à poser des questions trop techniques, où liées au financement, que nous prenons la main – soit 10 ou 15 fois par jour et par vendeur ».

Clairement, plus de 99% des personnes naviguant sur cet espace réminiscent d’une salle blanche d’usine d’électronique n’ont qu’un intérêt restreint pour les « solutions packagées » Smart : « Mais c’est le petit 1% qui reste qui nous intéresse, les volumes de vente que nous réalisons ici étant proches de ce que j’obtiens dans mon propre Smart center. En 2004, nous avions vendu 160 voitures. Et cette année, même si les ambitions ont été revues à la baisse compte tenu de l’état des stocks, nous pensons vendre un minimum de 100 unités ».

Il faut dire que la marque multiplie les « incentives » à l’égard de ses troupes, aux commissionnements standards s’ajoutant toute une pyramide de primes par voiture vendue, pour objectifs globaux, pour vente de produits d’assurance ou de financement… « Sans compter un challenge du meilleur vendeur », précise d’ailleurs Matthieu Courtois avec gourmandise…

medium_IMG_0005.JPGMais si le quotidien du vendeur sur le shopfloor ressemble à s’y méprendre à sa routine en concession, c’est le soir que les choses sont différentes, les équipes se retrouvant généralement, à l’heure de la fermeture, pour un débriefing au champagne : « On passe la journée en revue, on évoque les résultats et les objectifs du lendemain, et on passe aux choses sérieuses… » Pour les provinciaux « montés » à Paris, le Mondial est effectivement une occasion de sortir et de profiter de la capitale, les sorties en boîtes étant fréquentes : « Tous les vendeurs du groupe DaimlerChrysler sont logés à l’hôtel Mercure situé derrière le parc des Expositions. On se retrouve là-bas, on discute de ce qui se passe dans les différents réseaux, on va se balader, etc. »

Mais pour certains vendeurs, la routine reste la routine, seule la moitié des vendeurs n’étant pas francilienne. « Il s’agit de faire participer tout le réseau au Mondial. 50% d’entre nous viennent de province, les autres 50% se divisant entre parisiens et banlieusards, assure-t-il. D’ailleurs, nous travaillons autant pour la marque que pour nous-mêmes puisque nous qualifions des clients pour les confrères. Ainsi, si un prospect lyonnais est vraiment intéressé mais n’est pas prêts à sortir le chéquier pendant le salon, nous le « qualifions » au maximum en envoyant toutes les données pertinentes à un collègue de Lyon, qui le rappellera ensuite. Nous ne sommes pas commissionnés sur la vente éventuelle, mais c’est au bénéfice de tous dans un réseau où les salariés sont très soudés et se voient un peu comme une tribu ».

Hugues Serraf

 

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07.10.2006

Mais elles sont où les "voiturettes" ?

Les constructeurs français de voitures sans permis, regroupés dans le hall 3, rivalisent d’innovation et de créativité. Les « grandes » n’ont qu’à bien se tenir !

medium_X-TOO.jpgImpossible, après s’être promené sur les stands des constructeurs de « voiturettes », de continuer à associer ce terme légèrement condescendant à leurs produits les plus récents. Et si le grand public n’a pas encore pris la mesure des changements affectant ce minuscule segment de la galaxie automobile, le Mondial 2006 risque de y les aider…

En tout et pour tout, cinq constructeurs différents (tous français), se partagent un marché d’un peu moins de 12 000 immatriculations neuves par an (compter le double pour l’occasion) et se stimulent les uns et les autres en termes d’innovation. Il faut dire qu’il y a quelques années encore, ces véhicules avaient tendance à ressembler à des pots de yaourts à moteurs de pétrolette et n’attiraient guère, au-delà du stéréotype de la « veuve d’agriculteur sans permis ». Désormais, même les cadres et les jeunes branchés se laissent séduire par un design fluide, des motorisations silencieuses et un niveau de confort sans précédent.

Pour autant, elles restent soumises à la même réglementation draconienne, l’arrivée du BSR ayant même été vécu comme une contrainte supplémentaire, les jeunes nés après 1988 devant nécessairement avoir obtenu ce sésame avant de s’élancer sur le bitume. Pour le reste, les « quadricycles légers à moteur » ne peuvent dépasser les 50 cm3 de cylindrée pour une vitesse de 45 km/h et un poids total à vide de 350 kilos. C’est d’ailleurs ce dernier qui bride encore l’imagination des concepteurs, la recherche effrénée du gain de poids prévenant l’usage de matériaux nobles à l’intérieur de l’habitacle – les plastiques « cheap » restant fréquents du côté des tableaux de bord...

medium_crossline.2.jpgDu côté des accessoires et de la sellerie, en revanche, sièges en cuir et lecteurs CD sont depuis longtemps la norme et la Crossline d’Aixam, par exemple, ou la X-Too de Ligier, appartiennent clairement à une nouvelle race de microvoitures. Même les motorisations sont à l’avenant, avec des moteurs diesel (à injection, s’il vous plait !) dont les consommations restent inférieures à 4 litres au 100 pour les plus gourmandes.

Seul point noir, puisqu’il en fallait tout de même un dans ce concert de louanges : le prix. Avec une moyenne de tarifs nettement supérieure à 10 000 euros, même la veuve d’agriculteur précédemment citée risque de se poser des questions. Mais c’est peut-être que la montée en gamme des produits s’est effectuée en parallèle d’une montée en gamme des clients, le cadre pressé momentanément privé de permis ou la jeunesse dorée attendant toujours de franchir le cap des dix-huit ans ne se laissant guère impressionner par ce type de tarifs…

H.S.

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Interview de Serge Guihano, responsable commercial Châtenet

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06.10.2006

Le fait du jour : le 4X4, un véhicule écolo ?

Christophe Delabre, président de la fédération française du 4X4, n’aime pas les idées reçues. Pour lui, le 4X4 est la voiture civique et écolo par excellence !


medium_christophe-23.jpgChristophe Delabre n’est pas content. Président de la Fédération Française du 4X4, il est excédé par les mauvaises manières faites à ses véhicules favoris, en ville comme à la campagne. « En zone rurale, déplore-t-il, nous sommes accusés de détruire la nature et l’on nous ferme de plus en plus de sentiers ou même de routes ; en zone urbaine, on prétend que nous sommes inciviques, que nous ne respectons personne et, surtout que nous polluons trop… ».

Le responsable associatif admet pourtant être conscient de l’embryon de vérité qui se cache derrière ces accusations, mais n’a aucun mal à énumérer les contre arguments : « Soyons sérieux. La proportion de 4X4 réellement utilisés à crapahuter à la campagne est très faible, tout juste quelques milliers de véhicules. Et il se trouve que les gens qui pratiquent ce sport sont généralement de vrais amateurs de nature, un peu comme les chasseurs raisonnables, qui respectent les périodes de restrictions et « managent » la nature ».

C’est à ces amateurs-là que la FF4X4 s’adresse, en élaborant des circuits spécifiques et en proposant des programmes de formation à la conduite « raisonée » d’un tout-terrain : « Bien utilisées, ces voitures aident même à l’entretien des chemins qu’ils aplanissent et nivellent. Il faut donc réglementer pour obtenir un usage rigoureux du 4X4 mais certainement pas lui fermer le monde rural comme c’est de plus en plus souvent le cas ».

En ville, la problématique est différente. Mais Christophe Delabre n’a évidemment pas beaucoup de sympathie pour les pseudos écolos qui passent leur temps à s’offusquer du danger que représentent ces voitures hors normes en termes d’émissions toxiques : « C’est ridicule ! Une voiture pollue en fonction de sa motorisation, pas de sa transmission ou de sa forme. Et n’importe quelle berline standard pollue autant que le 4X4 moyen ! ». Quant à l’absence de civisme dont les conducteurs de tout-terrain se rendraient coupables, « elle n’est pas plus évidente que celle des automobilistes roulant en break ou en citadines » : « le comportement des gens est lié à leur attitude personnelle dans la vie, pas à leur voiture. Dans mon cas, je dirai que la conduite d’un 4X4 est apaisante. Je conduisais autrefois des berlines et j’avais tendance à appuyer sur le champignon. Avec le 4X4, vous êtes toujours un peu en vacances et vous prenez votre temps ».

Ce discours ne convainc guère les « Dégonflés », ces activistes qui, pendant un temps, se sont amusés à dégonfler les pneus des 4X4 garés la nuit dans Paris : « J’ai eu l’occasion de participer à des émissions de radio avec ces gens, et je leur ai surtout expliqué que dégonfler les pneus d’une voiture, c’était prendre des risques avec leur sécurité. Je leur conseille, s’il veulent faire avancer les choses, de militer avec nous pour l’extension de l’éthanol, idéal pour les 4X4, et même pour l’extension du parc de véhicules tout-terrain. Après tout, ces véhicules sont tellement versatiles et multi-usage que les familles à trois voitures se transforment en famille mono-voiture quand elles passent au 4X4 ! »

Hum, convaincre les anti-4X4 avec ce type d’argument risque d’être assez délicat. Mais, en tout terrain, ça passe ou ça casse, non ?

Hugues Serraf

 

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Interview de Fabrice Santoro, ancien tennisman possésseur de 4X4

 

 

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