15.10.2006
Le stand du jour : Taxi Mag / Hall 2.3 A29
Christian Thomas "préside" le stand Taxi Mag, associé à la compagnie G7 et d'autres professionnels du transport de passagers. Mais c'est peut-être la dernière fois que vous le croiserez sur le Mondial...
Le stand du jour est celui d’un exposant énervé et conducteur courroucé… Un exposant qui participe pour la dernière fois au Mondial de l’auto, un conducteur qui va déchirer sa carte de membre de l’Association Française de la Presse de l'Automobile (AFPA). D’un autre côté, on peut aisément imaginer que les coups de colère de Christian Thomas ne soient que sa façon à lui de s’exprimer. Editeur de Taxi Mag, ce quinquagénaire gouailleur gère un stand regroupant plusieurs professionnels du monde du taxi, annonceurs dans sa revue, à qui il a proposé de faire une collocation hall 2.3 Porte de Versailles durant ces 15 jours du Mondial. « Mais ce sera la dernière fois ! Selon les plans, je devais être en face de deux portes avec du passage mais ces portes donnent sur une terrasse et donc il n’y a personne ! » Dommage, car la Renault Autoplace 1935 exposée sur son stand vaut le détour.
Ça c’est donc l’exposant énervé. La casquette de conducteur courroucé, Christian Thomas l’enfile illico le coup de gueule exprimé pour annoncer donc qu’il ne veut plus adhérer à l’AFPA. « J’avais préparé un cocktail avec champagne et petits gâteaux au début du salon pour annoncer le lancement de mon association, l’AFPDCPO. Mais le président de l’AFPA a oublié d’en parler et du coup personne n’est venu. Tous ont préfèré aller grappiller les petits fours sur le stand Peugeot plutôt que de rejoindre cette vraie cause.» L'AFPD… au nom aussi long qu’un bouchon sur le périph’, c’est l’Association Française pour la Défense des Conducteurs Professionnels Opprimés. « Quand un VRP, un routier fait 100 000 kilomètres par an, il s’expose beaucoup plus qu’un automobiliste lambda avec ses 13 000 kms annuels. Moi je milite pour un permis à 24 points pour ces gens là ! » Sont concernés les chauffeurs de taxi, les VRP, ambulanciers, livreurs, « commerciaux de tous poils » et -à L’argus on réagit- journalistes essayeurs automobile...
L’association sans lancement officiel sur le salon reste au point mort. Séance de rattrapage pour une campagne probablement haute en couleur, à l’image de son président, les 27 et 28 janvier prochains, porte de Versailles toujours, pour la 8ème édition du Salon des taxis.
Arthur Prince
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14.10.2006
Le stand du jour : Peugeot / Hall 1 C421
Le cabriolet, chez Peugeot, c’est ce qui marche le mieux, surtout auprès de la clientèle féminine, même si la marque n’en a jamais fait sa cible principale sur ce type de produit.
Difficile de chiffrer les ventes, car elles fluctuent d’une région à l’autre. Une Peugeot 206 ne se vendra pas de la même façon à Paris ou à Nice, et surtout pas à la même période : « Les ventes dépendent généralement du climat. Dans le sud, nous avons une avance de deux à trois mois sur Paris. Par beau temps, les clients ont plutôt tendance à s’acheter des voitures à toit ouvrant », précise Yves Isidoro, conseiller commercial, fraîchement arrivé de Perpignan pour le Mondial.
Ils sont seize commerciaux, comme lui, à venir de toute la France. Ils sont là, évidemment pour vendre mais, aucune commission n’est prévue à la clé. Juste un challenge en interne, assez motivant, paraît-il, mais nous n’en saurons pas plus. Le Mondial, c’est pour la marque, un stand de 3 829 m2 et quarante cinq véhicules exposés. « C’est un bon moyen de voir des clients venus de toute la France. Nous passons les commandes directement du Mondial et les clients vont chercher leur future voiture directement chez un concessionnaire, proche de leur domicile », précise de nouveau le commercial.
Mais il note, tout même qu’au Mondial, une foret proportion de femmes seules vient s’acheter sa 206 : « Elles aiment son esthétisme, son côté pratique et très urbain ». Il y a aussi la 307, recherchée surtout par des couples qui en raffolent. Mais entre les deux, il existe un écart de prix de 4 000 euros et aucun modèle intermédiaire. Sur le segment coupé cabriolet, Peugeot essaye de capter un autre type de clientèle qui lui file entre les doigts… les hommes ! Peugeot compte combler ce manque avec la sortie de la nouvelle 207 : « En plus de contribuer à la protection de l’environnement. Sa ligne est plus sportive, et plus agressive. Elle devrait leur plaire ». Cette voiture reste encore sous forme de concept et sera mise sur le marché au printemps prochain.
Marina AL RUBAEE
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13.10.2006
Tokaï : Hall 2.1 stand A 111
Tokaï, comme son nom ne l'indique pas, est une marque française de produits électroniques pour la maison et la voiture. "Lorsque l'entreprise a été lancée, explique Raphaël Colombier, attaché commercial, dans les années 80, un nom à consonnance japonaise était indispensable. Ce n'est plus forcément le cas aujourd'hui mais nous n'allons tout de même pas changer de marque pour autant !"
Une marque française donc, mais en aucun cas un industriel. Tokaï est essentiellement un acheteur de produits asiatiques sans label qu'il renomme et distribue. Dans un certain nombre de cas, il peut également lui arriver de concevoir et de faire réaliser un produit par un prestataire : "Mais l'idée générale est là : proposer des produits son et vidéo de qualité à des prix très raisonnables". Et effectivement, le stand Tokaï du Mondial offre en effet toute la palette des équipements imaginables, de l'autoradio de base au GPS, en passant par les systèmes vidéo embarqués : "le seul créneau sur lequel nous ne sommes pas réellement présents, en fait, c'est celui du tuning et des sound systesm démesurés dans la mesure où nous adressons à une clientèle plus classique ou familiale".
Cette clientèle, le commercial ne lui court d'ailleurs pas après sur le Mondial, sa présence ici n'étant pas subordonnée à un objectif de vente : "En fait, nous n'avons pas le droit de vendre le moindre appareil ici. C'est interdit par le salon. Mais nous rencontrons le public, nous assurons la promotion de la marque auprès des distributeurs, toujours nombreux au Mondial. De toute façon, il serait impensable de ne pas être présent aux côtés des grands du secteur même si ces derniers se concentrent surtout sur le tuning".
Il est vrai que, pour une PME, il n'est pas évident de rivaliser avec un Pioneer ou un Alpine, ces derniers exposant d'incroyables showcars bourrées jusqu'à la d'amplis et de haut-parleurs. "Mais nous sommes là et les gens souhaitent avoir du choix et des gammes de tous ordres, estime encore Raphaël Colombier. Et il me semble que, vu l'intérêt des visiteurs, que nous sommes parfaitement dans la cible".
H.S.
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Interview d'Olivier Baharian, chef de produit chez Alpine
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12.10.2006
Le stand du jour : le musée des voitures de Chefs d'état / Hall 8
Une Simca Présidence 1957, ayant servi aux déplacements du Général de Gaulle, trône au fond du Hall 8. Son propriétaire, Olivier Delafon est un inconditionnel du général mais c'est la voiture de Kennedy qui l'empêche de dormir.
Il fallait un peu de folie, du génie aussi et surtout beaucoup de chance pour réussir un tel pari. Olivier Delafon avait ses atouts là en main, il les a sorti et possède maintenant l’une des collections les plus originales qui soient, exposée au Musée des voitures de Chefs d’état du Château de Montjalin. Sans avoir à vous rendre près de Vézelay, dans l’Yonne, un avant-goût vous est proposé au Mondial, dans un hall 8 transformé en musée. Là sont présentées les voitures de collections les plus rares, parmi lesquelles donc, une Simca Présidence 1957, utilisée pour les déplacements officiels du Général de Gaulle, l’une des pièces de la collection d’Olivier Delafon.
De Gaulle, Mitterrand, Eisenhower, Brejnev ou encore Houphouet-Boigny, avec 38 véhicules de chefs d’état, la mémoire des ces leaders peuple le château de Delafon. Il a même eu la Papamobile de Paul VI puis s’en est séparé l’an dernier, souhaitant renouveler une partie de son « parc automobile » avant que les gens ne se lassent.
Il en est une, en revanche, avec laquelle le visiteur devra faire encore bien des années, car jamais Olivier Delafon ne la vendra. Elle est le clou de son musée. « C’est avec elle que j’ai démarré cette collection au milieu des années 80. Aujourd’hui encore, elle m’habite jour et nuit ». A l’époque installé aux Etats-Unis, celui que ses amis surnomment Olaf, était un homme d’affaires déjà collectionneur de voitures. « Je n’étais pas très doué à l’école, alors j’ai travaillé tôt, mon premier salaire je l’ai mis dans une voiture d’époque. Ensuite j’en ai eu 130. » Il ne pensait pas alors que sa passion le conduirait, par un jour de chance, vers LA voiture de celui pour qui il voue une fascination depuis la toute première heure : la Lincoln Continental du Président Kennedy.
Une annonce dans un journal américain spécialisé propose le véhicule, photo à l’appui, pour la somme de 25 000 dollars de l’époque. « Il me la fallait. J’étais à 2 000 kilomètres du propriétaire, j’ai tout fais pour qu’il me la réserve. » Car selon l’annonce cette Lincoln n’est pas seulement la voiture de JFK, elle est celle du 22 novembre 1963. « Mais avec un point d’interrogation » précise Delafon, qui depuis mène son enquête afin de savoir si c’est bien la voiture dans laquelle Kennedy est mort à Dallas. « J’ai même élaboré ma propre théorie quant à l’assassinat de Kennedy. Je suis parti de la voiture et ai remonté les pistes une à une pour en venir à la conclusion que c’est la Mafia qui a tué JFK, commanditée par le gouvernement américain. C’est un coup d’état. »
Ces conclusions vous les trouverez dans le livre à venir, « La voiture de Kennedy », signé Delafon et dont la sortie est prévue pour début 2007. Selon une thèse déjà répandue et suivie par collectionneur à idées fixes, « le jour même du drame, quelques heures après seulement, la voiture était mise dans un avion direction Washington, pour être ensuite complètement refaite ». Histoire d’effacer les traces de ce qui reste comme l’une des plus grandes énigmes judiciaires du XXème siècle ? A l'inverse d'Olivier Delafon, nous ne nous avancerons pas trop sur ce point. En tout état de cause, ce point de vue expliquerait l'absence d’impacts de balles sur la Lincoln présentée au Château de Montjalin, et le point d’interrogation de rigueur quant à l’histoire de cette voiture qui n’a pas fini d’empêcher Olivier Delafon de dormir. Une rapide recherche, pourtant, nous apprendra que le Musée Henry Ford de Dearborn, dans le Michigan possède lui aussi la Lincoln de Dallas ! Du coup, c’est nous qui imposons donc un point d’interrogation sur les dires de Delafon.
Quelle qu’elle soit, la Lincoln du château de Montjalin n’est pas au Mondial, car en rénovation actuellement. Mais la Simca Présidence du Général de Gaulle vaut elle aussi son pesant d’or. Avec moins de doutes cette fois sur son passé. Mais au fait, vous a-t-on parlé de la passion gaullienne qui dévore Olivier Delafon ? Promis, la prochaine fois nous vous raconterons l’histoire de la DS du général le jour de l’attentat du Petit Clamart !
Arthur Prince
Micro-trottoir vidéo : les visiteurs du Mondial sont-ils prêts à se transformer en collectionneurs ?
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Interview vidéo de Claude Delagneau, président de la Fédération Française des véhicules d'époque
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11.10.2006
Le stand du jour : Quads PGO/ Hall 3 - C302
Le quad, moto à quatre roues, semble difficile à ranger dans une catégorie particulière. Pourtant, cet OVNI dans le monde de l’automobile rencontre désormais un vif intérêt de la part du grand public.
Réservé jusqu’à présent à un usage privatif, le quad a été autorisé à rouler sur le bitume, à la condition d'être immatriculé et de répondre aux normes en vigueur. « Pour le Mondial, nous exposons trois modèles qui ne dépassent pas les 21 chevaux, comme l’impose la législation», explique Dominique Coste, inspecteur commercial pour la marque PGO.
Les visiteurs se pressent sur le stand, curieux, intrigués, posant de nombreuses questions sur l’usage qu’ils peuvent en faire. «Nous avons auprès d’eux un véritable rôle de pédagogue. Ces quads ne peuvent pas être utilisés n’importe comment, surtout sur route, car des abus, il y en a ! » constate de nouveau le commercial. Par abus, il sous-entend « le bricolage » effectué par certains pour obtenir des moteurs plus puissants ou des décibels en s’en déchirer les tympans « et cette pratique n’est pas bonne du tout pour l’image du quad. Ce n’est pas non plus notre intérêt si on veut durer ».
PGO rencontre, sur son stand, des clients potentiels mais surtout des professionnels pouvant se transformer des distributeurs. Aucune vente n’est effectuée en direct. « Si cela arrive, nous orientons les intéressés vers notre réseau de concessionnaires proches de leur domicile ». La marque parie aussi sur l’émergence d’un autre type de véhicule : le buggy afin de répondre à la demande croissante d’une société de consommation avide de nouveautés et de loisirs.
M.A.
Les réactions des visiteurs :
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Interview d'Olivier Panis, ancien pilote de F1 et utilisateur de buggies
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10.10.2006
Le stand du jour : navigateurs GPS Medion / Hall 2/1 A 34
Le marché du GPS embarqué affiche une santé éclatante, la baisse des prix et l'augmentation de l'offre stimulant l'intérêt du public. L'Allemand Medion entend bien se faire une place sur ce nouveau segment de l'équipement auto.
Exit la carte routière posée sur les genoux qui accapare toute l’attention, réduit le champ de vision et génère stress et disputes incessantes avec un conjoint incapable de retrouver cette fichue interserction... Du GPS, l’enseigne Medion a décidé de faire le meilleur copilote… surtout sans prise de tête.
Sur son stand, six modèles sont présentés mais aucun n'est à vendre : « Nous avons délibérément choisi de nous rendre visibles et de renseigner les visiteurs pour qu’ils se familiarisent avec des produits disponibles dans les points de vente habituels », déclare Arnaud Faubert, responsable commercial. La marque justifie donc sa présence au Mondial par le désir « de démocratiser davantage le GPS, une large majorité d'automobilistes restant convaincue que ces produits ne sont réservés qu’aux chefs d’entreprise et cadres supérieurs ».
Sur un marché en plein boom, Medion a opté pour la carte de la convivialité, de la simplicité avec des produits à petits prix : de 169 euros pour l’entrée de gamme à 460 euros pour le plus cher. Petite particularité : les GPS Medion sont, par essence, « nomades ». En allumant l’appareil, vous aurez le choix du mode de déplacement : voiture, piéton ou vélo. Quelques données entrées et calculs plus tard, il vous indique le chemin le plus approprié. Pratique, il se glisse facilement dans la poche avec une autonomie assurée de 5 heures.
Medion a passé un accord avec le cartographe NAVTEC afin de fournir l'itinéraire le plus perfomant : « Les utilisateurs auront la possibilité de sélectionner, dans une ville inconnue, les hôtels, les restaurants et même les patinoires avec adresse et numéros de téléphone. Nous souhaitons vraiment permettre à nos clients de voyager l’esprit tranquille », ajoute le commercial. L’avenir, la marque le voit avec gourmandise : à l'heure actuelle, 59% des ventes de la firme se concentrent sur l’Allemagne, la Grande-Bretagne et la France "mais le marché devrait s'étendre au reste de l'Europe, passant de un à deux millions d'unités pour l'ensemble des marques".
M.A
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09.10.2006
Le stand du jour : la Mini / Hall 1 - stand C611
Dans l'univers automobile, la Mini est un cas bien singulier. Cette voiture rencontre un succès fou auprès des femmes, même s'il n'existe aucune statistique pour valider ce constat.
Constat raffermit auprès des visiteuses présentes au stand : « Cela me fait même bizarre de voir des mecs l’essayer. Cela ne leur va pas. Cette voiture est trop féminine pour eux ! » lance Catherine, 22 ans. Dans sa bouche, c’est une pluie d’éloges qui tombe : « Sexy, mignonne, pratique ». Une voiture idéale pour urbaines pressées qui collent à leur image, à leurs envies. Un « accessoire » à customiser… comme leur garde robe. « Nos clientes ne veulent pas d’un véhicule passe-partout qui se fondrait dans la masse. Elles veulent se singulariser, se différencier », ajoute le chef de service. Si Mesdames veulent changer le couleur du toit, avoir un intérieur boisé ou tout cuir… C’est possible, moyennant un supplément.
Le stand lui-même « conditionne » les esprits à l’aspect « chic, jeune et sympa » de la Mini. Couleur tranchée avec du rouge, blanc, noir et vert ; un « DJ »… et évidemment les cinq modèles de voitures qui ont la « particularité de s’être agrandies de quatre centimètres à l’avant et de deux centimètres à l’arrière pour répondre aux normes de sécurité ».
Et les vendeurs, où sont-ils ? Pas besoin ! «Elle se vend déjà très bien », affirme François Bruder. La Mini fait seulement sa belle en avant première pour les visiteurs du Mondial. Pour la juger sur pièce, il faudra prendre un bon de réservation afin de l’essayer chez un concessionnaire. Mais dans cet univers féminin, les hommes ont aussi leur mot à dire. Dans la famille Mini, ils veulent souvent un moteur un plus puissant de 175 chevaux contre les 120 pour les femmes. A chacun sa préférence.
M.A.
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Interview de Martine Jennet, responsable des salons pour Volkswagen France
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08.10.2006
Le stand du jour : Honda / Hall 3 - Stand A 102
Chez Honda, le Mondial est une superbe vitrine pour la marque, mais aussi un bon moyen de capter et séduire de vrais acheteurs.
Sans conteste, le Mondial, plus qu’une vitrine, est un formidable booster de ventes de véhicules. « Le plus souvent, nous avons une augmentation de 10% à 20% des ventes, un mois après le salon », observe Jean-Christophe Pascual, responsable Internet au département marketing.
Mais quinze jours avant, c’est le calme plat chez les concessions où plus un acheteur ne pointe le bout de son nez. « Il attend les nouveautés, mais aussi de mettre en concurrence les constructeurs avant de choisir », souligne de nouveau le responsable. Le Mondial est une sorte de gigantesque hypermarché où tout le monde vient faire ses courses. Les responsables de Honda s’en frottent déjà les mains… et le carnet de bons de commandes. Pour le constructeur, c’est une vingtaine de modèles exposés sur une surface de 1 800 m2. Par univers, six vendeurs. Objectif à atteindre : 150 véhicules. Comment repèrent-ils les acheteurs potentiels ? Ils font le tour de la voiture puis, précautionneusement, s’assoient dans l’habitacle, sans rien toucher. Comme les ethnologues, ils observent. Là, le vendeur passe à l’attaque, vante les qualités du véhicule, leur fait une démonstration, avant de passer à la négociation. Dans la tête des clients, acheter une voiture au Mondial fait toute la différence. « Evidemment ! Ils peuvent voir les nouveautés en avant- première. En passant commande ici, ils seront certains d’être les premiers à rouler avec. C’est pour eux une source de fierté », estime le communicant de la marque.
Formées techniquement aux produits exposés, quelque trente hôtesses arpentent le stand pour répondre aux questions des badauds. Mais encore plus fort, elles se baladent avec un palm pilot autour du cou. Grâce à ce petit bijou de technologie, elles recueillent en direct les adresses des plus intéressés. Les données sont immédiatement transmises au concessionnaire le plus proche de leur domicile qui, par la suite, les relancera. Selon Jean-Christophe Pascual, sourire aux lèvres, « les ventes sont bonnes, voire très bonnes. Je pense que nous allons atteindre sans peine les objectifs que nous nous étions fixés ».
M.A.
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07.10.2006
Le stand du jour : Aixam-Mega Hall 3 / stand B211
Aixam-Mega a installé, sur 200 m2, la totalité de ses deux gammes de voiturettes. Mais il n’est pas forcément là pour vendre des voitures…
250 000 euros ! C’est le montant de l’investissement consenti par Aixam-Mega, leader français du marché de la voiture sans permis, pour exposer ses produits au Mondial près de trois semaines. « Et 250 000 euros sur lesquels nous n’espérons aucun retour direct, assure Gérard Maupeu, responsable commercial sud-est, aucun objectif de vente n’ayant été fixé aux vendeurs ».
En effet, et alors que les constructeurs traditionnels cherchent véritablement à faire de ce salon un événement commercial, Aixam est clairement dans le « travail d’image ». « Nous profitons de ce lieu exceptionnel pour montrer nos produits, rencontrer des gens qui, sans être des clients, peuvent se faire une idée neuve, explique le responsable. Mais nous sommes également ici pour rencontrer les professionnels de la filière, voire nos acheteurs de véhicules destinés aux collectivités locales ». Car l’entreprise est également active sur un second secteur sous la marque Mega, distribuant des petits véhicules utilisés par les mairies et les départements pour le ramassage des encombrants et le nettoyage des rues : « Nombreux sont nos clients collectivités locales qui, venus en simples visiteurs pour admirer les voitures, passent par notre stand et découvrent les dernières nouveautés ».
Gérard Maupeu semble d’ailleurs totalement satisfait par les contacts pris au cours des premières journées, les badauds s'avouant surpris par la qualité des mini-voitures actuelles étant nombreux. « L’image de marque du secteur est en décalage avec la manière dont les produits ont évolué ces dernières années, estime-t-il en désignant le Crossline, le véhicule phare de la marque. Qu’il s’agisse de confort, de design, de qualité, nous nous rapprochons de plus en plus de la voiture traditionnelle ».
H.S.
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Interview de Serge Guihano, responsable commercial Châtenet
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06.10.2006
Le stand du jour : la piste de 4X4 en plein air, près du Hall 7.1
Le 4X4, ça se teste. Et puisqu'il n'y avait pas de montagne au Mondial, les organisateurs en ont fabriqué une.
Nous vous relations, il y a peu, les sensations fortes offertes par les deux simulateurs du stand de la Macif. Nous avons trouvé plus fort encore ; un degré de sensation qui permet d'affirmer que la Foire du Trône a pris ses quartiers d'automne au Parc des expositions de la porte de Versailles. « Le manège » en question se trouve en plein air, entre le hall 3 et le hall 7, un circuit 4X4 en fait, une vrai Val d’Isère en plein Paris (voir la vidéo).
Cette piste permet de faire découvrir en situation quasi réelle les 4X4 de plusieurs constructeurs (Nissan, Land Rover, Ford…). Sur un parcours de quelques centaines de mètres préparé par le pilote Jérôme Rivière, évoluent ces véhicules conduits par des spécialistes capables de vous vanter les mérites du dernier Land tout en franchissant un pierrier tout boueux. Parmi les obstacles : le pont à bascule, la rivière, le devers et… l’équivalent du grand 8 niveau sensations : la pente.
Première étape, la montée : 40 degrés, quand les données constructeurs du Nissan emprunté imposent une limite à 42 degrés. Il faut donc avoir confiance en notre pilote, Christian Le Galliard. L’ascension se fait sans trop de souci. Une fois en haut, le Graal : la Tour Eiffel plein cadre. Puis la descente. Mais qu’est-ce que je fais là ? Le sujet sur les véhicules d’occasion finalement c’était moins risqué. Descente donc. 45 degrés annonce ce gaillard de Galliard. Mais, alors, l’angle droit qu’est-ce que c’est ? Parce qu’en face de nous, c’est bien le sol qui s’annonce. Et les données constructeurs, là, elles n’ont pas de limites ou quoi ? Heureusement la caméra voit tout à votre place. Les yeux sont fermés, on injurie le conducteur qui devrait en être tout de même à son 200ème tout depuis le début du mondial. Et sans une seule anicroche.Belle manière donc que d’essayer un modèle. Car avant d’être une attraction aux sensations fortes, ce parcours est une piste d’essai offerte par les constructeurs. Et du coup le tour de manège est difficile à obtenir. Il faut au préalable prendre rendez-vous sur le stand d’une des marques participant à l’opération. On imagine aisément que là il faut montrer son profil de possible acquéreur pour obtenir le sésame. Afin d’éviter les bouchons Porte de Versailles.
Arthur Prince
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Interview de Fabrice Santoro, ancien tennisman, possésseur de 4X4
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